Je commence là mon troisième blog. En 2005, il y a eu l’affreux Réflexions d’un type qui se demande s’il sait seulement penser, où, deux semaines durant, j’ai essayé d’expliquer pourquoi je sabotais mes concours tout en parlant, à intervalles trop réguliers, de Mylène. Fin 2006, j’ai inauguré Strike a pose. Il existe toujours, mais je suis devenu très réticent à le mettre à jour. J’y parlais beaucoup trop de moi et, si j’y écrivais assez rarement, mes posts étaient interminables. Depuis, pour me soustraire aux quelques amis qui me lisaient, je me suis replié sur Twitter et sur mon vieux journal vintage, et tous deux m’ont fait beaucoup de bien. Je n’écris pas mieux, hélas, mais je me sens libre de toute contrainte.
Je ne sais pas ce que deviendra ce blog-ci, que j’ai baptisé d’après la nouvelle de Zweig, Lettre d’une inconnue, qui demeure l’une de mes plus belles émotions littéraires. Je me promets de ne plus dresser l’inventaire exhaustif et indigeste de toutes mes lectures et de toutes mes découvertes musicales ou filmiques.
En fait, je suis en train de travailler sur un mémoire qui traite, dans une large mesure, des blogs de mode et de leur influence sur les consommateurs et les créateurs. Jusqu’au 9 mars, je suis prisonnier de mes fiches de lecture. Ensuite, j’essaierai de faire de cette page un endroit sympa, très pop et pas trop pédant. D’ailleurs, je pense que ce foutu mémoire affecte un peu mon humeur -d’ordinaire, je suis délicieux d’humour et de légèreté, vous verrez!
Je suis aussi très complexé, par à peu près tout, et surtout par le fait d’avoir abandonné des études intellectuellement dignes pour un cursus moins noble. Je passe donc le plus clair de mes posts à me justifier, c’est agaçant.
Je ne résiste pas à la tentation de poster un lien vers une chanson des Sprites, I started a blog that nobody read, qui ne manque jamais de me faire sourire.
A bientôt!