« Peut-être en est il du luxe comme de la poésie, dans la mesure où l’activité poétique se voue à concilier ou du moins à rapprocher la limite et l’illimité, le clair et l’obscur, le souffle et la forme (…) Il se peut que la beauté naisse quand la limite et l’illimité deviennent visibles en même temps, c’est-à-dire qu’on voit des formes tout en devinant qu’elles ne disent pas tout, qu’elles ne sont pas réduites à elles-mêmes, qu’elles laissent à l’insaisissable sa part »
Philippe Jaccottet, La semaison – Carnets 1954-1979
« Tout homme pour vivre a besoin de fantômes esthétiques. Je les ai poursuivis, cherchés, traqués. Je suis passé par bien des angoisses, bien des enfers. J’ai connu la peur et la terrible solitude.»
Yves Saint-Laurent, discours d’adieu à la haute-couture, 2002