Un billet tous les cinq mois, c’est une bonne vitesse de croisière –et ça aide à fidéliser des centaines de milliers de lecteurs, surtout lorsqu’on les abreuve de liens défraîchis. Dans un monde saturé d’informations, j’ai courageusement fait le choix de la tempérance et de la modération.
- Avant que votre attention ne s’émousse, découvrez AkwardFamilyPhotos, glorieux site archivant des clichés flippants/ridicules/hilarants, souvent tout à la fois, d’improbables familles américaines. Quelque chose me dit que tout le monde connaît AFP, et que j’ai encore vingt buzz de retard.
- Appel à de généreux donateurs, éventuellement séduits par l’allure über-minimaliste de mon blog et ma plume acérée : cet ouvrage me serait d’une aide précieuse dans l’achèvement de mon mémoire. Ca, c’est fait.
- Regardez-vous The Office (version américaine) ? Les puristes me renverront à la série britannique originelle, mais je maintiens que la mouture US est très chouette. Parmi mes personnages préférés, Kelly Kapoor, la commerciale indienne, qui n’est jamais à court de références pop-culturelles. This day is bananas ! B-A-N-A-N-A-S ! Je ne m’étends pas sur Michael Scott, pilier de la série, mais je ne crois pas trop m’avancer en affirmant que son arrivée en décapotable sur Just Dance figure d’ores et déjà au panthéon des meilleures séquences d’ouverture d’épisodes. Enfin, le couple (je viens de vous gâcher 4 saisons sur 5) Jim/Pam est absolument adorable. J’aime le côté ‘Chace Crawford du pauvre’ de Jim, qui est, en plus, le roi incontesté des mimiques chelous et expressions faciales bizarres.
- Autre série : Melrose Place 2.0, dont les audiences très décevantes ont poussé les dirigeants de la CW à supplier Heather « Amanda » Locklear de rallier le casting (à chier). Objectivement, le show n’est pas si mauvais, mais je ne vois pas comment il pourrait se distinguer face aux légions de séries que propose chaque network américain, d’autant plus que les acteurs n’ont pas l’air de comprendre la responsabilité historique qui leur incombe : quasiment aucun ne regardait la série originale, sacrilège !
- It’s Britney, bitch : cette vidéo compile toutes les bourdes commises par B. pendant sa tournée mondiale 2009, qui a, entre parenthèses, généré plus de 150 millions de dollars de recettes. Le moment où l’un de ses danseurs lui envoie un cerceau dans la tête est fabuleux. Oh no ! They didn’t ! a également dressé une typologie du public de Britney. C’est caricatural à souhait, évidemment, je ne me reconnais dans aucune de ces catégories, vous pensez bien. Plus maintenant, du moins. Et ma devotion n’a jamais été ‘frightening’, sauf votre respect. Peu importe, cette liste est stupide.
- Malgré tous ses efforts, les médias ne se sont jamais trop intéressés à Christina Aguilera. Elle aura essayé le lolita-style (1999) mais n’a jamais réussi à reproduire le savant mélange d’innocence et de perversité de Britney ‘Mickey Mouse Club’ Spears. Sa période X-tina aura surtout prêté à rire, et tout le monde a bâillé quand elle s’est ramenée en énième avatar de Marylin/Madonna/Gwen. En 2009, Christina, qui prend encore dix plombes pour sortir un album sans doute prétentieux et faussement conceptuel, a estimé qu’il ne coûtait rien d’imiter Céline. La preuve ici, avec une Christina submergée par l’émotion, digne des plus grands élans Dion-esques sur René et les kayaks en Nouvelle-Orléans.
- Le nouvel album de Mariah Carey passant complètement inaperçu de par le monde, je risque de vous apprendre que Mimi a repris la chanson dégoulinante des Foreigners, I want to know what love is. Face à l’accueil relativement tiède réservé au titre, ses fans, plus inspirés encore que le service de comm de la Société Générale au moment de l’affaire Kerviel, ont mis sur pied des argumentaires implacables. On a pu ainsi lire, sur les forums de PopJustice, et sans second degré : “I actually think it could become an anthem, with the recession and everything. Many people are despondent at present and this song could be enough to lift them back up again.” Il lui fut répondu, avec beaucoup d’humour: “I can just see it- I’ve lost my job and company car, now the mortgage company is forclosing, but never mind as Mariah Carey has covered a 1980′s transatlantic #1.” Ceci dit, j’ai moi-même fait preuve d’une épouvantable mauvaise foi au lendemain du désastre VMAs 2007, en affirmant que la présence scénique exceptionnelle (sic) de Britney compensait largement une prestation ‘mediocre’ (re-sic). Misère, je suis frighteningly devoted.
- J’ai déjà parlé de mon affection toute condescendante pour Heidi Montag. Au mois d’août, elle a eu l’honneur ultime d’interpréter Body Language lors du concours de Miss Univers. Les organisateurs croyaient à FOND à ses compétences de popstar, puisque la chanson a été réduite de moitié et la prestation entrecoupée de plans sur les candidates : sympa. Il n’empêche, quel plaisir de voir cette pauvre idiote s’élancer sur scène, dans un style très Britney circa-VMA 2000, extensions folles et interminables incluses. Cependant, ça ne s’est pas très bien passé. La chorégraphie désynchronisée ? La chanson faiblarde (il faut légiférer urgemment pour interdire à l’avenir tout sample de Yazoo) ? En tout cas, Heidi débordait d’énergie après l’émission, et a fait la preuve de son sex-appeal en se frottant élégamment à son crétin de copain, sous l’œil perplexe de la journaliste de MTV. Et écoutez-la donc chanter a capella, on dirait un ange.
- Moi, ce que j’aime bien sur YouTube, ce sont les détournements gays de chansons. Deux chefs d’œuvre : Million Dollar Bill (team Whitney, même si elle est tarée) et Radar (dont le titre appelait de ses vœux une parodie en mode Gaydar).
- En parlant de Whitney : c’est fantastique qu’elle soit de retour, on la voit partout, et on peut se moquer d’elle en permanence ! Ce site a compilé tous ses rires chelous et les phrases-chocs de son entretien interminable avec Oprah, en septembre dernier. Je me suis passé « Eyes ! Just eyes ! Evil eyes ! » environ 746789 fois consécutives. Sachant que la pauvre Whitney a perdu sa voix, réduite à un croassement essoufflé, je vous recommande les parodies de Debra Wilson pour Mad TV. Non seulement elle est hilarante, mais elle sait carrément tenir la note.
- Pierre Billon, ça vous parle ? Je ne connaissais pas, moi. Bamba Triste est un tube incroyable, aux paroles insensées (« J’me sens comme une Marseillaise jouée en mineur par un flûtiste autodidacte sans tact ») et au clip féérique en mode mulet/jogging/claquements de mains pour souligner le beat/piscine chauffée/plongeon retourné.
- Malheur, ce fou rire. Voici l’hommage à Michael Jackson que Affida ‘Lesly du Loft‘ Turner –rebaptisée depuis qu’elle date le fils de Tina Turner !- a jugé utile de filmer, sous la pression de ses fans (dit-elle). Cette nana est totalement branlée. Exemple : « C’est bon là, les cheveux ? Y’a rien qui rebique ? ». Crétine, TOUT rebique ! C’est le principe de la coupe Scary Spice.
- Très chouchou : ces petites saynètes animées sur le thème gros chat facétieux/jeune maître un peu dépassé.
- Il y a environ deux mille ans (août 09), Vogue Japon a proposé à ses lectrices une analyse du style des plus grandes figures du journalisme de mode. Fierté, gloire, renforcement d’identité nationale : Carine Roitfeld et Emmanuelle Alt ont chacune droit à leur double page. Si je vénère la première, la seconde m’agace un peu. J’ai appris récemment qu’elle travaillait, en plus de son job chez Vogue, comme consultante chez Balmain. Je me demande si elle a été embauchée après le retour en grâce de la maison, il y a quelques saisons, ou si elle a justement profité de sa double position pour rendre Vogue plus Balmain-friendly. Non, en vrai, ce qui m’énerve, c’est sa petite fille (4/5 ans, je pense), que l’on voit patauger dans les flaques des Tuileries en petit trench Burberry et robe Marc Jacobs. #cutenessoverdose, comme on dirait sur Twitter.
- Si, comme moi, vous avez des amis très méfiants à l’égard de la mode et des gens qui y travaillent, montrez-leur ce numéro de La Blonde et moi consacré à Carine R. (je me renouvelle peu). Elle y est insupportable de normalité et d’affabilité. Je crois que c’est dans ce reportage qu’elle compare les bagues post-kitsch de Victoire de Castellane –qui tique un peu, à ce moment-là- à celles « à un euro que l’on trouve dans les tirettes. » LOL.
- Peut-être y a-t-il parmi vous des lecteurs de ce fashion blogger, Bryanboy. Il est extrêmement pénible, à vouloir transcender toutes les facettes du gay archétypique (il est ultra looké, il a couché avec tous les stewarts du monde, blablabla), mais il a parfois de bonnes idées. BIM ! Ce lien vous permettra de télécharger les meilleures répliques de The September Issue et d’Annawintouriser votre portable. Je sais, too gay to function.
- Détournement sympa du titre du bouquin de Sarah Palin (Going Rogue), non sans ironie puisque Sarah s’était déjà plaint de la superficialité des questions que lui posait une journaliste de Vogue. Quelle blaireaute !
- J’ai eu vent de ce site inspiré de Twitter, tout en en prenant le contrepied. Noveller consiste en effet à écrire BEAUCOUP, aux antipodes justement des 140 caractères de Twitter. Cet article parle d’un million de posts, personnellement malgré mes tentatives répétées, je n’ai pas réussi à m’inscrire et ai donc du mal à juger de l’effervescence qui règne sur cette plate-forme.
- Quelques vidéos que je ne veux voir tomber dans l’oubli à aucun prix : un enfant terrorisé par sa mère alors que le pauvre danse innocemment sur du Britney, Paris H. tombant comme une merde de cheval et déclenchant un branle-bas médiatique qu’elle aurait bien du mal à reproduire aujourd’hui, Faith Hill qui devient toute ghetto-vénère quand elle apprend qu’elle a pas eu d’award, un remix bollywoodien de Thriller et, last but not least, le grand retour à la chanson d’Anne-Laure Sibon (Sibon la vie !) avec Nassim Jade, qui m’a laissé sans voix pendant bien vingt minutes après visionnage du clip.